Une formation de haut niveau ?

Dans un article daté du 5 décembre 2011, Jean-Louis Auduc analyse les difficultés des
enseignants stagiaires, soulignées dans une étude de la Direction Générale des Ressources
Humaines (DGRH) du ministère de l’Education Nationale sur les premiers mois d’exercice
des professeurs stagiaires 2010-2011. Il rapporte ces propos publiés dans l'étude de la DGRH
: "Il ressort que ceux-ci [les professeurs stagiaires du second degré] commencent à connaître
en octobre un état de fatigue. Il leur semble difficile de concilier dans l’urgence
l’organisation de leurs classes (préparation des cours, gestion de la classe) et leur formation.
Les stagiaires estiment manquer de méthodes et du recul nécessaire pour effectuer leur
travail et l’apprentissage de leur futur métier" 1. Certes, cela est dû pour beaucoup au
dispositif d'accueil et d'accompagnement sur le terrain, mais l'augmentation des démissions
par rapport à l'an dernier — 32% en plus — témoigne et révèle à la fois, au delà de la brutalité
d'une "mise sur le terrain" trop précoce, des lacunes d'une formation qui ne répond plus aux
exigences d'une profession devenue très complexe.
Si la formation des enseignants au niveau Master semble aujourd'hui faire l'objet d'un
consensus autour de l'idée d'une exigence de haut niveau et de la nécessité de l'alternance pour
répondre aux besoins d'un métier de plus en plus complexe, pour autant, l'accord est-il aussi
net sur ce que l'on met derrière ces deux questions ? De quoi parle-t-on quand il s'agit de
revendiquer une formation de haut niveau ? Et quid des modes de transmission dans la
nouvelle configuration proposée ?

Catégorie: 
Articles publiés dans des revues scientifiques nationales avec comité de lecture
Editeur: 
APLV
Revue / Ouvrage: 
Langues modernes
Numéro: 
2/12
Pages: 
39-47
Dossier: 
Quelle formation pour les enseignants de langues du secondaire ?
Auteurs: 
Maria-Alice Médioni
Pièce jointe: 
Mots-clés: