Pratiques

La cuisine espagnole. Interdit de consommer

Le projet

Nous sommes en 1980 au collège Paul Eluard aux Minguettes. Mes élèves de 4ème LV1 (!) veulent réaliser un repas espagnol auquel ils inviteraient tous les enseignants de la classe. Ils comptent sur moi pour leur fournir des recettes.

Je leur propose un contrat : d'accord, mais d'abord on étudie ensemble la cuisine espagnole.

Pour construire une situation d'apprentissage

In MEDIONI M.-A. (2005). L'art et la littérature en classe d'espagnol. Lyon : Chronique sociale (p. 25)

Une tentative de guidance, d'accompagnement, d'aide-mémoire, pour l'élaboration d'une situation d'apprentissage

Biographies

Voici une série de situations, à partir d'un petit jeu couramment utilisé qui peut aider à débloquer la prise de parole, surtout en début d'année.

Il s'agit de travailler la présentation, sous une forme ludique, en variant les approches. Il permet de manier, tour à tour, questions et réponses, d'alterner les formes de travail pour essayer de consolider un certain nombre d'apprentissages dits "de base", de travailler sur la biographie — des biographies de personnalités du monde hispanique, historiques ou de fiction —, de laisser s'envoler l'imaginaire.

Apprendre à visiter une exposition (Herman Braun-Vega)

Qu’est-ce qu’une œuvre d’art ? Comment traverse-t-elle les époques ? Qu’est-ce que les hommes décident de mettre en patrimoine ? En quoi tout cela peut-il concerner chacun de nous aujourd’hui ? À quoi ça sert de s’y pencher ? Voilà quelques questions légitimes que se pose tout un chacun et à fortiori nos élèves. Comment articuler le travail sur les objets culturels et l’acquisition ou le développement d’une langue ? Quel type d’activité peut-on imaginer pour faciliter cet accès à la culture ?

La formation de délégués-élèves

J’ai été chargée, avec d’autres collègues, au Lycée Jacques Brel de Vénissieux, de mettre en place des animations en vue de former les délégués-élèves. Cette fonction, traditionnelle et obligatoire (on ne conçoit pas de classe sans délégués), présente de nombreuses difficultés et les élèves, soit la boudent, par peur des risques encourus, soit s’y précipitent, par désir d’exercer un pouvoir auquel ils ne pourraient prétendre sans cela.

L'accord du participe passé

In GFEN (1996). Construire ses savoirs. Construire sa citoyenneté. De l’école à la cité. Lyon : Chronique sociale (pp. 218-227)

De la pratique de l'orthographe comme conquête de la liberté
Quand les "fautes" du passé sont les "règles" d'aujourd'hui

L'évaluation formative. Une proposition : l'analyse réflexive

In GFEN (2010). 25 pratiques pour enseigner les langues. Lyon : Chronique sociale (pp. 299-305)

Les instruments utilisables dans l'évaluation formative ne manquent pas. L'enseignant dispose de toute une gamme de procédures allant des pauses méthodologiques, pendant et après une séquence d'apprentissage, à l'utilisation du Portfolio. Le point commun en est la volonté de regarder où on en est, où il faut aller pour progresser, et de réfléchir à comment on pourrait s'y prendre.

Les prépositions de lieu. La localisation : le lapin et la carotte

In MEDIONI M.-A. (2011). Enseigner la grammaire et le vocabulaire en langues. Lyon : Chronique sociale (pp. 213-223)

Cet atelier est né d’une expérience de "visite" que j’avais effectuée auprès d’une stagiaire PCL2 en 2001. La jeune collègue avait choisi ce jour-là de travailler sur un support disponible dans un manuel permettant de "voir" les prépositions. J’utilise à dessein ce verbe "voir" au lieu du verbe "travailler" car la proposition du manuel ne va guère au-delà de la rencontre avec un certain nombre de locutions.

Bodas de sangre (Carlos Saura)

In MEDIONI M.-A. (2005). L'art et la littérature en classe d'espagnol. Lyon : Chronique sociale (pp. 205-210)

Inspiré de la pièce de Federico García Lorca dont il reprend le titre, le film de Carlos Saura est un drame dansé. En fait, c'est à la répétition du spectacle de danse qu'est convié le spectateur avec des acteurs-danseurs ou chanteurs de renom, Antonio Gades, Cristina Hoyos, Marisol, José Mercé…

Fresa y chocolate (Tomás Gutiérrez Alea)

In MEDIONI M.-A. (2005). L'art et la littérature en classe d'espagnol. Lyon : Chronique sociale (pp. 196-204)

Un énorme succès et un des rares films cubains largement distribué en France et proposé aux élèves étudiant l'espagnol. Cet enthousiasme est sans doute dû au jeu des acteurs, particulièrement à la prestation extraordinaire de Jorge Perugorría, dans le rôle de Diego, et à la vision critique développée par le cinéaste .

El espíritu de la colmena (Víctor Erice)

In MEDIONI M.-A. (2005). L'art et la littérature en classe d'espagnol. Lyon : Chronique sociale (pp. 187-195)

Ce film de 1973 fait partie des "classiques". Il a révélé une actrice, Ana Torrent, petite fille aux grands yeux ouverts sur le monde, qu'on retrouve dans Cría Cuervos de Carlos Saura, puis, plus récemment, dans Tesis, de Alejandro Amenábar.

Museo Guggenheim de Bilbao

In MEDIONI M.-A. (2005). L'art et la littérature en classe d'espagnol. Lyon : Chronique sociale (pp. 176-184)

Le meilleur musée d'art contemporain du monde, l'œuvre architecturale la plus importante du XX°siècle, selon Thomas Krens, président de la fondation Guggenheim. Une explosion d'optimisme artistique américain enveloppé dans du titane, pour Herbert Muschamp, critique en architecture du New York Times. Quant à Sidney Pollack, cinéaste, il déclare : "Cet édifice me coupe le souffle" .

Antoni Gaudí

In MEDIONI M.-A. (2005). L'art et la littérature en classe d'espagnol. Lyon : Chronique sociale (pp. 168-175)

Antoni Tàpies (Visite d'exposition)

In MEDIONI M.-A. (2005). L'art et la littérature en classe d'espagnol. Lyon : Chronique sociale (pp. 154-159)

Lorsqu'un enseignant d'espagnol apprend qu'il y a une exposition sur Tàpies tout près de chez lui , il y court. Peut-être l'envie d'y emmener ses élèves va-t-elle le démanger mais il risque immédiatement d'être saisi d'une certaine appréhension devant la difficulté de la tâche : il s'agit d'art abstrait, langue étrangère s'il en est pour la grande majorité des jeunes. L'approche n'est pas facile, l'adhésion immédiate plus qu'improbable.

Musée Picasso (visite)

In MEDIONI M.-A. (2005). L'art et la littérature en classe d'espagnol. Lyon : Chronique sociale (pp. 137-155)

El tres de mayo (Francisco de Goya)

In MEDIONI M.-A. (2005). L'art et la littérature en classe d'espagnol. Lyon : Chronique sociale (pp. 112-119)

Ce tableau de Goya est extrêmement connu. Il a été repris par plusieurs peintres : Manet — Exécution de l’empereur Maximilien, 1867 —, Picasso — Massacres en Corée, 1951 —, parmi les plus connus. Il apparaît dans des publicités, des guides touristiques, des quantités d'objets et de souvenirs. Bref, il s'agit d'un incontournable de la peinture espagnole que les élèves ont aperçu dans leur manuel ou parfois, ont commenté les années précédentes.

A la rencontre de Picasso

In MEDIONI M.-A. (2005). L'art et la littérature en classe d'espagnol. Lyon : Chronique sociale (pp. 88-98)

J'aime, j'aime pas

In MEDIONI M.-A. (2005). L'art et la littérature en classe d'espagnol. Lyon : Chronique sociale (pp. 67-72

"Il faut trouver quelque chose qui leur plaise", dit-on souvent car, croit-on, la motivation en sera d'autant plus importante. Est-ce si sûr ? Comment trouver quelque chose qui plaise à tous, dans une classe de 20 ou 35 personnes différentes ? Et puis, n'est-on pas motivé aussi par la découverte de quelque chose de nouveau ?

El ramo de ojos azules (Octavio Paz)

In MEDIONI M.-A. (2005). L'art et la littérature en classe d'espagnol. Lyon : Chronique sociale (pp. 59-64)

La littérature fantastique est un genre très souvent apprécié par les adolescents. Dans une langue étrangère, ce qui en fait son attrait, se révèle être une difficulté supplémentaire : le lecteur, plongé dans un univers familier, perd progressivement pied pour accéder à un univers où les règles sont autres. Ce plaisir que l'on goûte dans le vertige n'est pas facilement accessible dans une langue qu'on ne maîtrise pas suffisamment. On ajoute de l'étrangeté à l'étrangeté.

Don Quijote de la Mancha (Miguel de Cervantes)

In MEDIONI M.-A. (2005). L'art et la littérature en classe d'espagnol. Lyon : Chronique sociale (pp. 42-50)

Tout comme Picasso, Cervantes est incontournable. El ingenioso hidalgo don Quijote de la Mancha est certainement un des textes les plus publiés et traduits au monde après la Bible. Ne pas le faire rencontrer de temps à autre à nos élèves n'est pas concevable. Pourtant, souvent, nombre d'enseignants craignent d'aborder un tel monument dans des classes qu'on considère comme "faibles", peu "aptes" à entrer dans un texte difficile, dont la langue risque de les décourager.

Palabra (Octavio Paz)

In MEDIONI M.-A. (2005). L'art et la littérature en classe d'espagnol. Lyon : Chronique sociale (pp. 36-41)

Ce poème de Octavio Paz fait partie de ces coups de cœur qu'un enseignant voudrait faire partager à ses élèves. C'est un poème très difficile pour des élèves, même en second cycle ou pour des étudiants de 1ère ou 2ème année, non spécialistes, à l'université. Même s'ils peuvent en comprendre les mots, ils sont loin d'en comprendre facilement le texte, les métaphores, les évocations…

Conscientiser pour mémoriser

In GFEN (2002). (Se) construire un vocabulaire en langues. Lyon : Chronique sociale (pp. 223-225)

Il y a des classes ou des sections où la quantité de vocabulaire à "ingurgiter" est impressionnante. C'est le cas par exemple des classes préparatoires où les listes de vocabulaire sont monnaie courante ainsi que les interrogations écrites de vocabulaire par thèmes.

Changer le point de vue

In GFEN (2002). (Se) construire un vocabulaire en langues. Lyon : Chronique sociale (pp. 219-222)

Tout le monde, élèves et enseignants, s'accorde à penser et à dire que pour apprendre le vocabulaire, il faut le manipuler, le remobiliser dans d'autres contextes, dans ses propres phrases… Certains pensent également, comme on le voit dans l'enquête analysée dans la deuxième partie de cet ouvrage, qu'il faut bien se résoudre à répéter et à imiter.

Devine à quel mot je pense ?

In GFEN (2002). (Se) construire un vocabulaire en langues. Lyon : Chronique sociale (pp. 211-213)

On peut comprendre et mémoriser du vocabulaire de différentes façons, y compris par la traduction. Mais c'est encore mieux si on peut l'insérer dans un réseau de sens qui permette de le mobiliser plus rapidement. Ce réseau de sens, on peut le construire dans des activités spécifiques. Mais c'est à chacun de le faire, même si cela passe obligatoirement par l'interaction avec les autres.

Des listes, des listes, des listes… oui, mais à inventer

In GFEN (2002). (Se) construire un vocabulaire en langues. Lyon : Chronique sociale (pp. 207-210)

Les listes de vocabulaire, on l'a dit et redit, les enseignants et les élèves interrogés dans notre enquête nous l'ont répété, c'est haïssable ! Sans doute, est-ce le plus mauvais moyen d'apprendre parce que le plus dénué de sens pour celui qui doit les apprendre. Le sens a été mis par celui qui les a élaborées : thème, utilité, rappel, etc. Celui qui les reçoit n'a qu'une chose à faire : accepter, subir.

La mise en scène

In GFEN (2002). (Se) construire un vocabulaire en langues. Lyon : Chronique sociale (pp. 175-178

La pratique habituelle du commentaire de document ne permet pas l'utilisation d'un type de vocabulaire plus familier, plus quotidien et de formes linguistiques comme l'ordre et l'interdiction, l'obligation, le conseil, etc., adressés à des pairs.

L'interview

In GFEN (2002). (Se) construire un vocabulaire en langues. Lyon : Chronique sociale (pp. 171-173)

Quoi de plus classique que d'apprendre à se présenter, dire qui on est, se décrire, parler de soi, en classe de langues ? C'est un exercice maintes fois répété et néanmoins peu satisfaisant car si la première fois, il peut sembler amusant aux élèves, au bout de 3 ans, par exemple, il tend à perdre l'attrait de la nouveauté.

Ecrire un abécédaire

In GFEN (2002). (Se) construire un vocabulaire en langues. Lyon : Chronique sociale (pp. 161-164)

Plutôt que de fournir le vocabulaire, faisons-le chercher, trouver. Plutôt que de distribuer des listes comportant les mots utiles pour comprendre un texte, faisons-les fabriquer par les élèves pour explorer, enrichir un champ thématique ou lexical, des listes de toutes sortes à échanger, à améliorer, à poursuivre, à justifier… Mais surtout des listes qui ne soient pas rebutantes !

Ordonner

Mettre de l'ordre dans le désordre oblige à faire un effort de compréhension.

Les mots échangés

In GFEN (2002). (Se) construire un vocabulaire en langues. Lyon : Chronique sociale (pp. 117-119)

Les questions préalables

In GFEN (2002). (Se) construire un vocabulaire en langues. Lyon : Chronique sociale (pp. 111-115)

Pour permettre d'accéder à la compréhension d'un texte ou de tout autre document, on peut aussi poser des questions… à condition que ce soient des questions préalables, mises à la connaissance des élèves avant même le document à étudier.

Les intrus

In GFEN (2002). (Se) construire un vocabulaire en langues. Lyon : Chronique sociale (pp. 107-110)

Il faut rassurer les élèves qui craignent de ne pas comprendre un texte, quand ils ne comprennent pas tous les mots. Il est nécessaire aussi de le faire dans les occasions où la rencontre d'une perturbation risque de les décourager. Cette mise en confiance qui permet de dépasser le moment de déstabilisation doit être construite à travers des situations qui permettent de vérifier qu'on peut dépasser l'obstacle.

Le texte "abîmé"

In GFEN (2002). (Se) construire un vocabulaire en langues. Lyon : Chronique sociale (pp. 103-105)

Il faut avant tout rassurer : ce n'est pas parce qu'on ne comprend pas tout qu'on ne comprend rien ; ce n'est pas parce qu'il nous manque des mots qu'on ne peut pas construire le sens d'un texte. La compréhension des mots est le produit de la compréhension totale. Il s'agit donc de rassurer en proposant des situations où les élèves puissent se rendre compte qu'ils peuvent comprendre beaucoup plus de choses qu'ils ne croient.

Des outils pour la classe et la formation

in GFEN (2001). Repères pour une éducation nouvelle. Enseigner et (se) former. Lyon : Chronique sociale (pp. 137-146)

L'enseignant d'Education nouvelle dispose d'un certain nombre d'"outils". Ils sont autant de moyens auxquels il peut faire appel pour mener à bien son travail, et non pas des fondements d'une démarche pédagogique déterminée. Il s'agit donc moins de techniques que d'objets polyvalents dont on se sert pour faire de multiples choses — atteindre différents objectifs —,d'instruments au service d'une activité intellectuelle.

Los molinos de viento (Don Quijote)

Los molinos de viento - in GFEN (2010). 25 pratiques pour enseigner les langues. Lyon : Chronique sociale (pp. 250-264)

L’explication de texte littéraire est-elle compatible avec la perspective actionnelle ? Certainement pas, comme l’analyse Christian Puren ,

Continuidad de los parques (Julio Cortázar) ou "Le texte littéraire… même pas peur !"

Continuidad de los parques est un texte très connu de Julio Cortázar, auteur argentin célèbre notamment pour ses récits fantastiques que l’on trouve dans de nombreux manuels. Le conte que nous avons choisi de travailler ici, minutieusement construit, tissé, absorbe le lecteur, joue avec lui tout en requérant de sa part un effort pour comprendre son fonctionnement et en reconstruire le sens. Pour ces raisons, il peut paraître difficile à proposer à des élèves souvent pleins d’appréhension face à un texte littéraire.

Le jumelage-L'échange - Saisir les occasions

In GFEN (1999). Réussir en langues. Un savoir à construire. Lyon : Chronique sociale (pp. 248-251)

Le jumelage ou l'échange offrent, nous en sommes tous convaincus, des possibilités irremplaçables d'apprentissages aussi bien linguistiques que culturels. Mais ce sont également des occasions de travailler sur les villes où se trouvent les établissements : apprendre à voir et à connaître une réalité "familière" et pourtant méconnue.

L'exposition (Saisir les occasions : José María Sicilia - Goya)

In GFEN (1999). Réussir en langues. Un savoir à construire. Lyon : Chronique sociale (pp. 225-230)

Les visites de musées ou d'expos font partie des activités courantes que l'enseignant se propose de travailler soit dans le cadre d'un voyage scolaire, soit à l'occasion d'une exposition temporaire dans la ville ou la région où il se trouve. Or, visiter une exposition ou un musée n'est pas une pratique si coutumière pour tous nos élèves.

La bibliothèque/médiathèque de langue

In GFEN (1999). Réussir en langues. Un savoir à construire. Lyon : Chronique sociale (pp. 222-224)

Saisir les occasions

Beaucoup d'établissements disposent d'un fond en langues soit au CDI, soit dans un Club… quand ce n'est pas le cas, on peut le constituer en diversifiant au maximum les documents…

Mais les élèves rechignent à lire des livres ou à consulter des documents en langue étrangère, même quand il s'agit de films vidéo. Il faut trouver une situation qui les incite à commencer pour pouvoir aller plus loin.

La re-création de texte

In GFEN (1999). Réussir en langues. Un savoir à construire. Lyon : Chronique sociale (pp. 77-81)

Cet atelier s'inspire largement de celui créé et publié par Henri Bassis, en 1984 et animé très souvent à la fois dans des classes du primaire et du secondaire et dans des stages de formation d'adultes. En classe de alngue, il est tout aussi opératoire pour "s'approprier des formes et des niveaux de langage produits par des auteurs qui se sont exprimés avec une maîtrise reconnue par beaucoup".

L'exposé

In GFEN (1999). Réussir en langues. Un savoir à construire. Lyon : Chronique sociale (pp. 51-54)

Une pratique analysée : Yakouba

Lire un album en classe de FLE - in GFEN (2010). 25 pratiques pour enseigner les langues. Lyon : Chronique sociale (pp. 74-86)

Visite d'exposition : Francisco Sepúlveda

Francisco Sepúlveda est un artiste chilien qui réside à Lyon depuis 2 ans. Il a déjà exposé et va exposer dans différentes galeries lyonnaises et à l'occasion de manifestations culturelles — Reflets du Cinéma Ibérique et Latino-Américain, entre autres —. C'est un "ogre joyeux"(1) dont l'œuvre multiforme — depuis les empreintes de plaques d'égout jusqu'aux grandes toiles aux couleurs éclatantes, en passant par les gravures et les sculptures — crée un univers magique.

La boda (Goya)

Un tableau bien célèbre de Goya, de la série des Cartones, cartons préparatoires pour la fabrique royale de tapis. Ce sont des scènes de genre. Ici, la noce se rend à l'église ou sort de l'église pour se rendre au banquet, par exemple.

El almohadón de plumas (Horacio Quiroga)

Un récit à faire dresser les cheveux sur la tête, de Horacio Quiroga, extrait de Cuentos de amor, de
locura y de muerte, 1918.
Comment travailler l'écoute et la lecture tout en ménageant le suspens ?

Erase una vez (Juan Goytisolo)

Ce poème de Juan Goytisolo est un classique en classe d'espagnol. La situation proposée ici est une proposition pour enclencher l'imaginaire des contes pour enfants et rentrer dans la logique "à l'envers" du poète. Associé à un autre document sur la métamorphose de la sorcière traditionnelle en sorcière moderne, il peut donner lieu à un travail intéressant de création et de recréation pour les élèves débutants, avec utilisation de l'imparfait de l'indicatif

Biografía (Gabriel Celaya)

Ce court poème de Gabriel Celaya est bien présent dans les manuels d'espagnol. Trop souvent utilisé pour les formes verbales qu'il contient, il devient prétexte à une leçon de grammaire ou à des réemplois de l'impératif et du subjonctif. Il présente un intérêt important de mise en cohérence entre forme et contenu que l'on peut mettre en évidence dans un travail pour les élèves.

Un tesoro (Luis Rogelio Nogueras)

Un tesoro de Luis Rogelio Nogueras, "un petit bijou". Mais comment faire en sorte de faire "passer" cette beauté et l'émotion qu'elle suscite ? C'est particulièrement difficile ici, du fait, entre autres, de l'économie de l'écriture. Le narrateur évoque sa fille jouant au milieu du patio, parmi les fleurs qui poussent dans de vieux pots de terre et de conserve décolorés. Elle joue à retrouver un trésor dans un coffre enterré par un quelconque pirate. Plongée dans son univers, elle ne s'aperçoit pas de l'arrivée du narrateur.

De quelle aide s'agit-il ?

Version longue d'un article publié sous le titre "Des groupes de travail… pour se construire des compétences", dans le HS numérique n° 18, des Cahiers pédagogiques des CRAP.

Des groupes de travail... pour se construire des compétences

Parmi les conditions pour une aide efficace : casser le schéma habituel de l’aide-assistanat ou de
 l’aide-« surexplication ». L’aide, c’est plutôt le coup de pouce permanent proposé à des personnes qu’on postule capables.
 Un témoignage d’une militante du GFEN qui insiste aussi sur la dimension coopérative de cette aide dite individualisée.

"Soy arqueólogo. ¡Qué bonito, qué interesante!". Scénario d'évaluation

Comment contrôler les différentes activités langagières à travers des tâches qui rendent compte de ce que les élèves savent faire ? La proposition du scénario d'évaluation nous paraît intéressante à plus d'un titre. Du point de vue de l'enseignant, il permet l'évaluation requise de façon beaucoup plus satisfaisante que les évaluations plus "classiques" parce qu'il propose des tâches diversifiées dans le cadre d'un projet débouchant sur des productions d'ordre social.

De l'absolue nécessité de l'évaluation

Une pratique d'évaluation reflète toujours une conception de l'apprentissage. Selon qu'on pratique "l'évaluation sommative" ou "normative" (uniquement axée sur le contrôle des connaissances) ou "formative" ou "formatrice" (davantage axée sur la régulation des apprentissages), on adhère à une conception de l'apprentissage et de la relation pédagogique sensiblement différente.

Calligrammes

Pourquoi travailler sur des calligrammes ? Sans doute parce que c'est une occasion de s'offrir un double plaisir, celui de la poésie et de la forme plastique que l'on donne au texte poétique. Au-delà du côté ludique que l'on peut mettre en avant, c'est aussi un travail sur un genre poétique fort ancien et sérieux qui nous a intéressées et aussi la question de la lecture qui est posée par ce type d'écriture.
C'est donc à la fois sur la réception et la production que cet atelier invite, en classe de LE.

La fresque effervescente

Le texte qui suit est un extrait de Maria-Alice Médioni, Enseigner la grammaire et le vocabulaire en langues, Chronique sociale, 2011. Il s'agit du chapitre "Le conte. Travailler la cohérence et la cohésion", reproduit ici avec l'autorisation de l'éditeur. Cette façon de procéder peut être utilisée comme embrayeur d’écriture ou pour l’émergence des représentations, quelle que soit la question abordée.

L'accentuation en espagnol

Encore une "bête noire" pour un apprenant d'espagnol, au point que souvent, par le passé, les enseignants "dispensaient" les élèves "de mettre les accents" à l’écrit — du moins pendant les premières années d'apprentissage — en espérant que plus tard, ils en sentiraient davantage la nécessité et pourraient ainsi rétablir ce qui avait été mis temporairement de côté.

La notation. Où sont les résistances ? Pour commencer, ne faut-il pas justement commencer ?

Tout le monde parle d'évaluation… formative ou formatrice, bien entendu. Mais malgré les débats continuels menés à droite et à gauche contre la notation, la pratique des notes est à peine affectée. L'insupportable est nommé, les idées avancent, les déclarations de guerre, les dénonciations se multiplient mais les retombées directes sur les pratiques sont bien peu nombreuses.

J’ai tout essayé… ou comment opérer ces petits déplacements qui nous font voir les choses autrement

Formule courante, suivie d’un hochement de tête signifiant le découragement total et d’une liste de tout ce que la personne a essayé : la gentillesse et la fermeté, la persuasion et les menaces, les documents intéressants et les exercices de base, les bonnes notes pour encourager et les interro surprise, etc. Ce qui frappe, dans le catalogue de ce qui est proposé, c’est l’aspect périphérique à la situation d’apprentissage. On parle de comportements, de types de supports, de moyens de pression mais rarement du dispositif inventé pour créer les conditions de l’apprentissage.

Stimuler le doute

Lors d'un stage sur la consolidation des acquis, avec Guy Journet, s'est posé le problème de
l'erreur, des erreurs qui reviennent toujours, et de la nécessité de stimuler le doute chez les
apprenants. On avait évoqué l'idée de demander aux élèves, chaque fois qu'il y avait production
écrite, de souligner tout ce qui présentait un caractère douteux pour eux, tout ce dont ils n'étaient
pas sûrs.
Cette idée m'avait séduite. En effet, comment faire en sorte que l'élève devienne détecteur de

Sur les traces de Don Quichotte. Des lycéens deviennent auteurs, metteurs en scène, et acteurs…

Rêver un impossible rêve… c'était le thème d'une des chansons de Jacques Brel, dans son spectacle sur Don Quichotte, L'Homme de la Mancha… De rêver un impossible rêve à rêver la possibilité d'un autre monde, il n'y a qu'un pas que Don Quichotte nous invite à franchir. Mais don Quichotte ne se contente pas de rêver, il agit pour transformer ce monde insupportable qui l'entoure, où il étouffe, et qui plus est, sa "folie" devient contagieuse : il finit par imposer la force de sa conviction à une partie de ceux qui vivent sans rêve et sans ambition .

Réussir au Bac : un vrai projet

On entend souvent dire : ce n'est pas intéressant de travailler en classe de Terminale, on n'y fait que du bachotage ! Pourtant, ce sont les mêmes personnes qui accordent à cet examen une importance considérable... et justifiée. En même temps, on s'aperçoit que, pour les élèves, cela représente un véritable enjeu.

Lire-dire-écrire les langues étrangères

Pour un enseignant d'Espagnol, la moindre manifestation culturelle hispanique est une véritable aubaine, même si à l'aube de 92, cela devient plus fréquent. C'est l'occasion de travailler sur du document authentique et de construire des projets qui débordent les murs de la classe. De plus, cela permet d'élargir le travail en y intégrant des apprentissages, des prises de conscience que seule la démarche qui consiste à aller vers les autres permet de faire.

Le voyage en Espagne. Partir pour découvrir l'étranger… qui est aussi en soi

Tous les ans, dans les premiers jours de la classe surgit la même question : "Est-ce que vous faites un voyage en Espagne, Madame ?" Et moi de répondre, invariablement : "Pourquoi pas ? Si vous voulez qu'on organise ça ensemble...". Et s'en suit toute une discussion où je m'y prends terriblement mal puisque je laisse rapidement entrevoir mes exigences : tout le monde part et ce sont eux qui gèrent le projet, avec moi, bien sûr.

Comprendre un tableau. Las Meninas de Diego de Velázquez

Les Ménines de Vélasquez… Comment nous “parle” aujourd’hui une telle œuvre? Quelles sont les réactions que des jeunes ou des moins jeunes peuvent éprouver face à ce tableau : admiration, fascination, indifférence ? Comment les dépasser ou en comprendre les raisons ? Comment en “percer le mystère”, non pas pour avoir la “réponse”, mais pour comprendre comment fonctionne ce qu’on a reconnu comme un chef-d’œuvre, et au-delà, apprendre à regarder autrement ?

Des comportements ordinaires

Article publié sous le titre "L'atelier "les comportements ordinaires",
dans la revue Dialogue du GFEN

Les participants sont invités à réfléchir à des situations ordinaires. Chacun de nous s'est trouvé un jour ou l'autre confronté à l'une d'elles au moins. Il s'agit ici de mettre en avant des comportements-types qui provoquent blocages et difficultés.

La construction d’un point de vue. Le débat en classe de langue

Au lycée, l’enseignement des langues, si l’on se réfère aux Instructions Officielles, a pour objectif de contribuer à la formation de la personnalité, à l’expression d’un jugement personnel, à la synthèse, à l’autonomie. D’autre part, on y préconise l’exploitation de documents de toute nature susceptibles d’enrichir la culture des élèves dans le domaine de la langue étrangère étudiée. Le cours doit être actif et interactif, la priorité étant donnée au dialogue et au débat.

La corrida. Passer de l'opinion au concept

La corrida déchaîne les passions en classe. Mes élèves demandent souvent à en parler. Ils réclament un débat sur le sujet mais en fait, ce qu’ils veulent c’est manifester leur désapprobation, parfois violente, d’un rite qui leur paraît cruel, barbare, inadmissible. Derrière cette violence, on peut voir également une demande pressante de comprendre pourquoi les Espagnols aiment tant ce spectacle, pourquoi aussi, cette tradition gagne la France, au moins dans sa partie méridionale.

Les Ménines, Don Quichotte. Pour eux aussi !

Enseignante depuis 25 ans en ZEP ou en zone réputée "difficile" (collège et lycée aux Minguettes, à Vénissieux), il a bien fallu que je me pose la question de comment faire rencontrer les grandes œuvres à mes élèves. En espagnol, nous n'avons que l'embarras du choix : nos manuels regorgent de textes littéraires devenus des mythes pour le monde entier ou de chefs d'œuvre de la peinture, aujourd'hui références obligées. Pour qui ? Certainement pas pour nos élèves, surtout quand ils sont d'origine populaire.

Les grandes œuvres… Tres de mayo (Goya), El crimen fue en Granada (Lorca)

La volonté de transmettre aux élèves le plaisir que l'on a éprouvé face à certaines grandes œuvres, me semble participer d'une grande générosité, sincère et sympathique. Malheureusement, la confrontation avec la "réalité" du terrain amène, bien souvent à "adapter" l'enseignement au "public" auquel l'on s'adresse.

La concordance des temps et des modes en espagnol. L'exercice à trous… revisité

Tous les apprenants d'espagnol se plaignent de la complexité du système verbal et de la difficulté, pour eux, de maîtriser la concordance des temps et des modes, dans une langue, paradoxalement, plus rigoureuse et "cohérente" que le français sur ces points. La difficulté est rendue plus grande par la notion d'aspect , et plus particulièrement par l'emploi du passé simple et du passé composé, différent du français.

La poésie en classe d'espagnol

La culture des enseignants d'espagnol, depuis longtemps déjà, les porte à ne pas séparer la question de la langue de celle de la civilisation, des œuvres d'art. C'est ainsi que les manuels d'espagnol proposent des documents authentiques — tableaux de Picasso, de Miró ou de Goya, poèmes de Lorca ou de Machado, etc. — qui peuvent être des supports à la pratique de la langue dès les premières semaines d'apprentissage. Les goûts personnels, les passions de l'enseignant transparaissent, tout autant que ses objectifs linguistiques, dans le choix des documents qu'il propose à ses élèves.

Rencontrer un écrivain. Ahmadou Kourouma

Objectif : "lecture active, lecture de "scrutation de l'écrit" pour permettre la rencontre avec
l'écrivain" 1. En l'occurrence, un écrivain lointain et pourtant très voisin, puisqu'il est ivoirien
et s'est installé à Lyon : Ahmadou Kourouma. Nous nous sommes parlés déjà plusieurs fois au
téléphone car le groupe du Lyonnais veut l'inviter à notre journée sur l'écriture que nous
organisons depuis 2 ans mais nous jouons de malchance : à chaque fois, il a un empêchement,

Attentes, situations et transfert des apprentissages

L'enseignant peut-il aider l'élève à se confronter plus facilement à des situations nouvelles en lui permettant de réfléchir à ses stratégies ?
Comment faire pour que les apprentissages fonctionnent dans d'autres situations, face à des problèmes nouveaux ? Comment faire pour que le savoir ne reste pas prisonnier du contexte d'apprentissage ?
Cette question, c'est celle du transfert des apprentissages.

Le Réceptionniste ou comment se tissent les fils de l'agir ensemble

Pourquoi avoir choisi de proposer aux Rencontres Nationales sur l'Aide, organisées par le
GFEN, cette démarche plutôt qu'une autre alors que la problématique de l'étayage est
récurrente dans les ateliers que nous élaborons au Secteur Langues ? Certainement parce que
le contenu et la genèse de la démarche me semblent illustrer de façon particulièrement
éclairante les termes dans lesquels nous nous posons cette question.

"La Frontera del arte". Une réflexion sur la presse en classe d'espagnol

Article publié sous le même titre, dans la revue Cahiers pédagogiques des CRAP

Endosser tour à tour les points de vue du lecteur, du journaliste, du rédacteur de presse écrite : un dispositif de classe qui, à partir d’articles et de photos, permet d’entrer dans une réflexion approfondie sur ce qu’on appelle un peu vite « l’information ».

Marea negra

Un thème "porteur", la marée noire, et une double page de manuel de 3ème, destiné à des élèves
de niveau A1-A2 , faisant appel à la presse pour le traitement du sujet : à gauche, un texte tiré de
El País Semanal "Pájaros en peligro" [Oiseaux en péril] sous une photo représentant un oiseau
enduit de pétrole qu'on lave, accompagné de questions sur le texte, de vocabulaire et de rappels
grammaticaux ; à droite, deux unes du journal La Voz de Galicia [La Voix de la Galice] de

La BD, un support au service de l'apprentissage d'une langue

Lors d'une intervention en formation de formateurs à Charleroi, ‘Apprendre une langue étrangère par la co-construction des savoirs’, le choix d’un groupe s'était porté sur une planche de la célèbre BD ‘Quick et Flupke’. L'idée était séduisante mais en même temps, les participants à la formation manifestaient quelques craintes : les apprenants en alphabétisation ne risquent-ils pas d'être rebutés par le genre de la BD qui fait partie, pour eux, davantage de l'univers enfantin que du leur ?

Des comportements très ordinaires...

Lors de nos stages « Violence, incivilités, conflits : quelles réponses pédagogiques ? », s'adressant à des professeurs du secondaire de l'académie de Lyon, nous animons l'un des grands classiques du GFEN, Les comportements matraquants , que nous avons rebaptisé à cette occasion Les comportements ordinaires.

Aborder une actualité politique en classe de langue. El Movimiento 15-M

Travailler sur l'actualité présente toujours des risques : un événement nous paraît important mais le temps de bâtir une situation de travail pour les apprenants, et voilà qu'il est déjà derrière nous et que l'urgence d'en parler s'est quelque peu émoussée. Sans parler du manque de recul qui ne permet pas d'en prendre une mesure satisfaisante en termes de compréhension du phénomène et de conclusions à tirer.

Education et franquisme

Hannah Arendt écrit en 1961 "Le rôle que, de l'Antiquité à nos jours, toutes les utopies politiques prêtent à l'éducation, montre bien combien il paraît naturel de vouloir fonder un nouveau monde avec ceux qui sont nouveaux par naissance et par nature". Il s'agit toujours, en effet, de former les esprits et notre Ecole issue des lois Jules Ferry avait également comme objectif d'instruire et d'éduquer les futurs citoyens d'une République naissante :

5 alternatives à la "mise à nu" en classe de langue

Le débat est à la mode, et particulièrement dans la classe de langue où la fameuse "tâche finale" supposée clore une séquence — dans une conception réductrice de ce que l'on nomme "la perspective actionnelle" introduite par le CECRL — se réduit à cette seule invitation quand d'autres propositions seraient peut-être tout aussi ou plus appropriées.

Le voyage scolaire… pour apprendre

Le voyage scolaire… pour apprendre

Quel est l'intérêt d'un voyage scolaire ? Certainement d'offrir une situation différente de celle de la classe et susceptible de contribuer, de façon autre, aux apprentissages scolaires, tant sur le plan culturel que linguistique. Il s'agit donc pour l'enseignant d'organiser au mieux le temps du déplacement dans l'espace culturel qui correspond à la langue étudiée et d'exploiter les différentes situations linguistiques et culturelles que les élèves vont pouvoir rencontrer.

Don Juan. Du mythe au montage théâtral

Version longue d'un article publié sous le même titre dans la revue LM (Langues modernes) de l'APLV Dossier : Pratiques théâtrales, n° 4/2014 (pp. 22-28)

Guerrillero

Le contexte : la guerrilla en Colombie. Sujet brûlant. Comment l’aborder ? Le choix s’est porté sur un texte de Santiago Gamboa qui pose le problème de l'engagement et permet d’analyser les différentes réactions des personnages présentés par rapport à la guerrilla.

Comment les Espagnols et les Latino-américains voient ce qui se passe en France

En ce début 2009, l'université française est en grève. Pourquoi ne pas se décentrer le regard en allant voir la perception de notre actualité brûlante chez les autres ? Une utilisation de la presse qui permet de traiter les problèmes d'actualité. Cet atelier a été proposé à des étudiants de niveau B1. Il peut tout à fait être utilisé tel quel dans le secondaire et transféré à tout autre événement d'actualité.

España es simpatía

Les représentations que nous avons sur un sujet, quel qu'il soit, influencent grandement l'approche que nous en avons. Les jeunes hispanistes, même après 2, voire 3 ans d'étude, lorsqu'ils arrivent en 2de , après avoir étudié des poèmes de García Lorca, Antonio Machado, commenté des tableaux de Picasso ou de Goya..., continuent à ne voir dans l'Espagne que le pays des vacances, du soleil, des plages, et parfois aussi, de la corrida, du flamenco et de la paella.

El muro de la vergüenza

Comment aborder un sujet d’actualité — "le mur de la honte" qui sépare les Etats-Unis du Mexique — et l’ouvrir à la prise de conscience d’un phénomène plus général (les différents murs de séparation à travers le monde).

Los amantes de Teruel

Une légende populaire espagnole, peu connue en France, malgré le film de Raymond Rouleau, Les amants de Teruel(1962) et la chanson de Jacques Plante, interprétée par Edith Piaf, sur une musique de Mikis Théodorakis. Cette légende du XIIIème siècle raconte les amours tragiques de Diego de Marcilla et d'Isabelle de Segura, adaptées par Tirso de Molina (1635) et J.E.Hartzenbush (1837). Cette légende reprend le mythe de l'amour impossible connu des élèves à travers Roméo et Juliette ou Tristan et Iseult.

Rigoberta Menchú, symbole de la paix ou manipulatrice ?

Le débat autour de cette femme à qui le prix Nobel de la paix a été décerné en 1992 puis qui a été l'objet d'attaques virulentes par la suite, peut faire l'objet d'un travail intéressant sur les enjeux véritables de la situation actuelle en Amérique Latine.

Le problème sans question à propos de l'Amérique

Le principe de cet atelier — davantage utilisé en mathématiques est bien connu : il s'agit de susciter des questions plutôt que d'en poser. Dans le cas présent, l'association de documents complémentaires oblige à des mises en relation et à des formulations d'hypothèses différentes selon les individus. L'insolite vient du fait que les élèves n'ont pas à répondre à des questions sur le texte, mais à la consigne qui les invite à sortir du cadre étroit des questions "classiques".

Christophe Colomb. Vérité et mensonge Quand l'erreur fait l'histoire

S'attaquer à une figure de cette dimension n'est pas une mince affaire : adulé et honni à la fois, il symbolise tous les maux rattachés à "la destruction des Indes" pour les uns, l'aventure et l'utopie pour les autres. L'affaire se complique du fait que perdurent un certain nombre d'énigmes concernant le personnage : ses origines, ses objectifs réels, la fortune de ses restes après sa mort… Tout cela en fait un personnage historique et mythique à la fois dont on a envie d'approfondir la personnalité mais dont l'ampleur effraie tout aussitôt.

Stratégies de compréhension. Accepter de ne pas tout comprendre pour pouvoir comprendre

L'accent placé sur la compétence communicative par le CECRL a mis à l'ordre du jour la compréhension comme une des activités langagières à travailler en priorité dans les classes de LE, dans la mesure où jusqu'à l'avènement du Cadre, cette activité langagière était plutôt le parent pauvre, l'activité privilégiée étant celle de la production de type commentaire, généralement, et particulièrement en espagnol.

Questions de compréhension

Depuis quelques années, CECRL oblige, on "découvre" l'importance de la compréhension dans l'enseignement-apprentissage des langues et de ce qu'il faudrait mettre en place pour travailler cette activité langagière.

Le photolangage. Etablir le contact et installer l'oral dès le début de l'année

Comment créer des liens dans le groupe et (se) parler tout de suite dès les premières heures de cours ? Comment penser l'alternance des tâches et les modalités différentes de la prise de parole pour que tous les élèves puissent entrer en interaction. Voici une pratique qui peut se mettre en place dès le niveau B2, par le biais d'un photolangage. Cette technique, bien connue dans le monde de la formation, est ici reprise pour la classe de langue, dans le but de faciliter les échanges dans un premier temps.

Le jeu de l'oie. Etablir le contact et installer l'oral dès le début de l'année

Comment créer des liens dans le groupe et (se) parler tout de suite dès les premières heures de cours ? Comment penser l'alternance des tâches et les modalités différentes de la prise de parole pour que tous les élèves puissent entrer en interaction. Voici une pratique qui peut se mettre en place dès le niveau A2 1. Pour que les échanges et le partage des informations se fassent aisément, c'est le support d'un jeu de l'oie qui a été choisi.

Je me présente, tu me présentes, nous…

Apprendre à se présenter est un des ”classiques ” du début d’année dans le cours de langue. Pour autant, les tâches proposées aux élèves sont souvent strictement scolaires et ne correspondent pas à de véritables situations sociales. Si nous y réfléchissons, quand sommes-nous amenés à nous présenter en déclinant notre identité complète et en précisant un certain nombre de nos caractéristiques physiques et psychologiques ? Dans des cas extrêmement limités.

Indian Palace, de John Madden

Ce film de John Madden , adapté du roman, "These Foolish Things" , a suscité des appréciations fort contrastées à sa sortie : "un bel hymne à la vie doté d’ un humour léger et plaisant" , pour les uns ; "une fable britannique gâteuse qui se frotte aux clichés bollywoodiens" , "un mauvais circuit touristique organisé par un quelconque tour-opérateur", "entre clichés néo-colonialistes et philosophies de comptoir" , pour les autres.

Il offre, en outre, une belle galerie de portraits grâce à l’interprétation de comédiens talentueux.

Eramos pocos, de Borja Cobeaga

Joaquín, que sa femme vient de quitter, décide d’aller rechercher, avec son fils, la grand-mère abandonnée à l’asile pour qu’elle s’occupe de la maison. Peu à peu le doute s’installe : n’y a-t-il pas erreur sur la personne ? Un quiproquo que sans doute personne n’a intérêt à lever…
Au delà de l’humour et du problème de société abordé — la famille, la place des personnes âgées — la construction de ce court métrage de Borja Cobeaga et les procédés mis en œuvre par le cinéaste sont particulièrement subtils et méritent qu’on s’y attardent.

Bread and roses, de Ken Loach

Bread and roses s’inscrit dans la production d’un cinéma social et politique de Ken Loach, mais cette fois-ci hors des frontières britanniques. Il s’agit toujours d’un cinéma militant qui s’intéresse aux exploités, en l’occurrence les immigrés latinos installés en Californie, plus précisément dans le film, à Los Angeles.

Little Miss Sunshine, de Valérie Faris et Jonathan Dayton

Little Miss Sunshine est un film étatsunien qui aborde différents thèmes – le culte de la réussite, la solidarité, le rêve, la norme, la sexualité, la vérité, le mensonge, etc. – avec drôlerie, certes, mais aussi avec pertinence et acuité, voire avec un brin d'impertinence. C'est justement ce foisonnement et ces qualités qui rendent difficiles les choix en termes de séquences et d'axes de travail à privilégier avant d'aller voir le film, pour pouvoir jouir
entièrement du plaisir de la découverte au cinéma.

Oliver Twist, de Roman Polanski

Un film qui paraît au premier abord un peu enfantin et puis ensuite assez dur, avec un rythme un peu lent et de très belles images… Comment intéresser des adultes (ou des adolescents) à une histoire soit trop lointaine, par l'époque, soit trop proche par les thèmes (la pauvreté, la maltraitance) ?

El Bola. Le cinéma pour dire, (s’) engager et (s’)émouvoir

Ce film de Achero Mañas raconte l’histoire d’un enfant, Pablo qui va se lier d’amitié avec
Alfredo, un nouvel élève qui arrive dans sa classe. La rencontre avec la famille de son ami, tolérante et ouverte, va bouleverser complètement la vie de Pablo : il prend conscience de l’horreur de sa situation d’enfant battu et trouve la force et le courage d'y mettre un terme.

Le film de Achero Mañas a pour thème la maltraitance. Cependant, l’atelier ne traitera pas tant de la maltraitance que de la manière dont le réalisateur la met en scène cinématographiquement.

VOLVER de Pedro Almodóvar

Un méli-mélo d'images et de couleurs, joyeux, tragique et tendre, où la vie et la mort se mêlent, comme à l'accoutumée chez Pedro Almodóvar, et où la musique occupe une place inoubliable. Ce sont tous ces aspects que cet atelier tente d'effleurer en espérant ne les pas déflorer, en mettant en curiosité et en appétit, avant d'aller voir le film au cinéma.

Chile - Machuca (Andrés Wood)

D'une part, un article illustré de photos, avec encadrés, tiré de la revue Muy interesante, double page truffée de références historiques sur le coup d'état de Pinochet : "Golpe en chile : el otro 11-S". D'autre part, le film Machuca qui raconte l'histoire de deux enfants issus de classes sociales très différentes, de leur amitié et du coup d'état qui vient tout briser. enfin, un extrait de Paula, de Isabel Allende, où la narratrice raconte son expérience du coup d'état.

Aprende a usar la televisión

Une campagne publicitaire qui a eu son heure de gloire en 1989, et une occasion pour le Secteur Langues du GFEN de mettre en œuvre, déjà, ses hypothèses quant à la dissociation nécessaire entre le son et l'image, pour une meilleure compréhension du message. Depuis, nous avons largement utilisé ce procédé dans de nombreuses mises en situation, notamment en ce qui concerne le travail sur le cinéma.

Mais il nous a semblé intéressant de publier ici cet atelier, en quelque sorte "historique".

"Clandestino" et "De igual a igual". L'immigration en chansons

Le point de départ, c'est une chanson — Clandestino de Manu Chao — que presque tous les
jeunes — et moins jeunes — connaissent bien et qu'ils ont demandé d'"étudier" pendant
longtemps, même si l'intérêt s'est un peu émoussé depuis quelques années. Elle présente une
question vive qui se prête bien au débat et fait l'objet, dans les manuels et autres sites consultés,
d'une reconstitution de type "texte à trous" suivie d'une exploitation sous la forme d'un débat sur
le thème de l'immigration, notamment clandestine.

Picasso. Normes et construction de soi

Il n'est pas facile de travailler sur Picasso avec des adolescents, voire des adultes. En classe
d'espagnol, j'ai souvent constaté un rejet presque total de son œuvre sous-tendu par des idées
reçues — "tout le monde peut faire ça"— et par une représentation de la norme, des normes, qui
empêche de regarder le travail d'un artiste que l'on reconnaît, par ailleurs, comme incontournable.
Le fait est que lorsqu'on parle de Picasso, on pense inévitablement à quelqu’un qui a entretenu un