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Formation à Lire et Ecrire Bruxelles

C'est la troisième fois que le Secteur Langues (M-A. Médioni) intervient à l'invitation de l'association belge Lire et Ecrire : Universités d'Automne en novembre 2004 et 2005 et maintenant Lire et Ecrire Bruxelles, en avril 2006. Les participants sont des formateurs en alphabétisation, surtout, et en FLE, pour quelques-uns, qui s'adressent principalement à un public non alphabétisé, issu de l'immigration, souvent de primo-arrivants.

La formation proposée (12-13-14 avril 2006) repose sur quatre points essentiels :

• l'enseignement-apprentissage d'une langue étrangère

Les prépositions de lieu. La localisation : le lapin et la carotte

In MEDIONI M.-A. (2011). Enseigner la grammaire et le vocabulaire en langues. Lyon : Chronique sociale (pp. 213-223)

Cet atelier est né d’une expérience de "visite" que j’avais effectuée auprès d’une stagiaire PCL2 en 2001. La jeune collègue avait choisi ce jour-là de travailler sur un support disponible dans un manuel permettant de "voir" les prépositions. J’utilise à dessein ce verbe "voir" au lieu du verbe "travailler" car la proposition du manuel ne va guère au-delà de la rencontre avec un certain nombre de locutions.

Devine à quel mot je pense ?

In GFEN (2002). (Se) construire un vocabulaire en langues. Lyon : Chronique sociale (pp. 211-213)

On peut comprendre et mémoriser du vocabulaire de différentes façons, y compris par la traduction. Mais c'est encore mieux si on peut l'insérer dans un réseau de sens qui permette de le mobiliser plus rapidement. Ce réseau de sens, on peut le construire dans des activités spécifiques. Mais c'est à chacun de le faire, même si cela passe obligatoirement par l'interaction avec les autres.

Des listes, des listes, des listes… oui, mais à inventer

In GFEN (2002). (Se) construire un vocabulaire en langues. Lyon : Chronique sociale (pp. 207-210)

Les listes de vocabulaire, on l'a dit et redit, les enseignants et les élèves interrogés dans notre enquête nous l'ont répété, c'est haïssable ! Sans doute, est-ce le plus mauvais moyen d'apprendre parce que le plus dénué de sens pour celui qui doit les apprendre. Le sens a été mis par celui qui les a élaborées : thème, utilité, rappel, etc. Celui qui les reçoit n'a qu'une chose à faire : accepter, subir.

La mise en scène

In GFEN (2002). (Se) construire un vocabulaire en langues. Lyon : Chronique sociale (pp. 175-178

La pratique habituelle du commentaire de document ne permet pas l'utilisation d'un type de vocabulaire plus familier, plus quotidien et de formes linguistiques comme l'ordre et l'interdiction, l'obligation, le conseil, etc., adressés à des pairs.

Ecrire un abécédaire

In GFEN (2002). (Se) construire un vocabulaire en langues. Lyon : Chronique sociale (pp. 161-164)

Plutôt que de fournir le vocabulaire, faisons-le chercher, trouver. Plutôt que de distribuer des listes comportant les mots utiles pour comprendre un texte, faisons-les fabriquer par les élèves pour explorer, enrichir un champ thématique ou lexical, des listes de toutes sortes à échanger, à améliorer, à poursuivre, à justifier… Mais surtout des listes qui ne soient pas rebutantes !

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