cinéma

Cinéma… de la consommation à l'activité intellectuelle

Du 29 au 31 octobre 2007, à la demande de Monique Rosenberg, responsable de la formation de l'association Lire et Ecrire – Bruxelles, le Secteur Langues a proposé un stage autour de la question du cinéma (Animation : M.A. Médioni). La demande initiale était la suivante : comment animer un ciné-club pour des apprenants en alphabétisation ? Mais, pour des raisons techniques, cette formation a été ouverte à d'autres enseignants ou formateurs en FLE et en interculturel.

Bodas de sangre (Carlos Saura)

In MEDIONI M.-A. (2005). L'art et la littérature en classe d'espagnol. Lyon : Chronique sociale (pp. 205-210)

Inspiré de la pièce de Federico García Lorca dont il reprend le titre, le film de Carlos Saura est un drame dansé. En fait, c'est à la répétition du spectacle de danse qu'est convié le spectateur avec des acteurs-danseurs ou chanteurs de renom, Antonio Gades, Cristina Hoyos, Marisol, José Mercé…

Fresa y chocolate (Tomás Gutiérrez Alea)

In MEDIONI M.-A. (2005). L'art et la littérature en classe d'espagnol. Lyon : Chronique sociale (pp. 196-204)

Un énorme succès et un des rares films cubains largement distribué en France et proposé aux élèves étudiant l'espagnol. Cet enthousiasme est sans doute dû au jeu des acteurs, particulièrement à la prestation extraordinaire de Jorge Perugorría, dans le rôle de Diego, et à la vision critique développée par le cinéaste .

La construction d’un point de vue. Le débat en classe de langue

Au lycée, l’enseignement des langues, si l’on se réfère aux Instructions Officielles, a pour objectif de contribuer à la formation de la personnalité, à l’expression d’un jugement personnel, à la synthèse, à l’autonomie. D’autre part, on y préconise l’exploitation de documents de toute nature susceptibles d’enrichir la culture des élèves dans le domaine de la langue étrangère étudiée. Le cours doit être actif et interactif, la priorité étant donnée au dialogue et au débat.

Indian Palace, de John Madden

Ce film de John Madden , adapté du roman, "These Foolish Things" , a suscité des appréciations fort contrastées à sa sortie : "un bel hymne à la vie doté d’ un humour léger et plaisant" , pour les uns ; "une fable britannique gâteuse qui se frotte aux clichés bollywoodiens" , "un mauvais circuit touristique organisé par un quelconque tour-opérateur", "entre clichés néo-colonialistes et philosophies de comptoir" , pour les autres.

Il offre, en outre, une belle galerie de portraits grâce à l’interprétation de comédiens talentueux.

Eramos pocos, de Borja Cobeaga

Joaquín, que sa femme vient de quitter, décide d’aller rechercher, avec son fils, la grand-mère abandonnée à l’asile pour qu’elle s’occupe de la maison. Peu à peu le doute s’installe : n’y a-t-il pas erreur sur la personne ? Un quiproquo que sans doute personne n’a intérêt à lever…
Au delà de l’humour et du problème de société abordé — la famille, la place des personnes âgées — la construction de ce court métrage de Borja Cobeaga et les procédés mis en œuvre par le cinéaste sont particulièrement subtils et méritent qu’on s’y attardent.

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